Trails Endurance Mag
Le fil d'actus

Twitter: ENDU_MAG

3ème Trail Gascon – Bruel, le nouveau roi du Trail !

Dix ou dix neuf kilomètres de sentes odorantes, de chemins de traverse, le long des labours, à travers la forêt, sur un tapis de feuilles séchées. Le tracé retenu présente un dénivelé conséquent. On monte ou on descend. Mais que la campagne est belle. Un matin d’hiver avec une lumière perçante qui se reflète sur la rosée. Beaucoup de gens auraient pu croire qu’avec si peu de pluie ces derniers jours, l’adhésion des chaussures avec la nature allait être totale. Il n’en fut rien…

Christophe Cabannes, tenant du titre 2010 et maintenant domicilié à Gimont, ne courait pas hier matin. Au sein de l’organisation, il avait fort à faire. Henryk Sobinski, l’ancienne élite du cyclisme mondial avait lui remporté la première édition. Battu l’année dernière, le garçon se voulait revanchard, dans l’esprit du jeu, sur le dix-neuf kilomètres. Mais il fallait surtout tenir compte de l’inscription de Patrice Bruel. Le marathonien du Sud a découvert depuis peu ses capacités à briller sur les trails. Sa toute première participation à une épreuve de ce genre date de quelques semaines. Patrice a remporté alors le trail des Coteaux, à Pechbonieu, sur la neige. A Gimont, Monsieur « dix sept kilomètres à l’heure » s’est vite et naturellement retrouvé aux avants postes, avec Hervé Arribe et Henryk Sobinski. Même si le départ des deux épreuves fut donné en même temps, seul Fred Bergin, mandaté sur le dix, parvient à suivre leur train, assez facilement. Faute de concurrence à son niveau, le Blagnacais ravit la petite distance. Laissant Fred à ses lauriers, les trois autres, bien échappés, ont poursuivi. La spécificité et la difficulté du terrain de cross donneront raison au plus fort. Henryk paie les efforts fournis sur son VTT le week-end dernier. Victime de crampes, il pêche. Hervé relance assez bien sur les talus, mais sur les crêtes, au sortir des toboggans, là où la relance nécessite encore du jus, la locomotrice Patrice, au train, décroche les wagons et s’en va tout seul ravir la couronne du roi de Gimont. Gentillesse et humilité sont chez ce coureur à la hauteur de son talent. Chez les dames, les vraies, Madame Houria Fréchou, tout sourire, a vaincu.

R.J

Les résultats dans la rubrique consacrée