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Cross du Mont-Blanc : run Jona, run… always !

Cours toujours… C’est ainsi que Jonathan Wyatt, sextuple champion du Monde de course en montagne, dont la dernière fois en 2008, conçoit son existence. A 41 ans, le Néo-Zélandais a démontré que sa foulée de pistard (autrefois en 13’30’’39 sur 5000 m) restait efficace. Et quand il a fallu dérouler pour reprendre les quelques secondes qu’il avait de retard sur Arnaud Bonin et Alain Gilet, Jonathan fut un goéland…
Pour un demi-fondeur, demi-finaliste aux Jeux d’Atlanta en 1996 sur 5000 m, d’aucuns pourraient croire que l’effort d’un cross comme celui du Mont-Blanc (23 km, +1460 m), épreuve historique de la Vallée de Chamonix, pourrait être difficile. Perdu !

Jonathan WyattDéjà parce que le Néo-Zélandais était tenant du titre et parce qu’il a fini sa carrière athlétique au plus haut-niveau sur une 21e place au Marathon des Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 en 2 h 17’25 (record personnel  2 h13’00 en 2003). De nos jours, Jonathan a neuf années de plus, mais cela ne l’a pas empêché de relier Chamonix (1035 m) à Planpraz (2050 m) en moins de 2 h (1 h 55’37). Ce fut moins rapide qu’en 2012 (1 h 54’42). « Chaque course est différente, commentait le vainqueur, le sourire visé au visage. Cette année, les conditions étaient plus difficiles. Mais c’est ça la montagne. » Arrivé sous la pluie sous 3 degrés, ce samedi était une belle journée pour un mois de novembre. Bref.

La montagne, Jonathan connait. Outre ses sept titres de champion du Monde, il a aussi remporté à trois reprises le Jungfrau Marathon. Et la montagne, il aime. Notamment celles qui encerclent la Vallée de Chamonix. « C’est tellement beau de courir ici. » Beau dans tous les sens du terme. Pour cette 35e édition du Marathon du Mont-Blanc, c’était intérieurement. Et pour prolonger son bonheur, plus d’une heure après sa arrivée victorieuse, Jonathan était encore à Planpraz sous la pluie et dans le froid, afin d’encourager ceux qui couraient encore, celles qui couraient toujours. Car « Run Jona, Run… always », dans son esprit, c’est aussi pour les autres.

Texte et photos Bruno Poirier

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