Trails Endurance Mag
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Eco Trail de Paris – compte rendu du 30, 50 et 80km

50 KM

Malgré deux erreurs d’aiguillage qui lui ont fait perdre de précieuses minutes, Benoit Nave était bien le plus fort aujourd’hui sur le 50km. Pour sa première participation sur l’Ecotrail de Paris, le Français a remporté la course avec un peu plus de trois minutes d’avance sur ses poursuivants. « C’est toujours plaisant de remporter une épreuve un peu renommée comme l’Ecotrail de Paris. J’ai fait deux erreurs de parcours, dont une de ma faute, et j’ai bien cru que la course était finie pour moi. Mais je suis reparti tranquillement et j’ai fini par revoir des coureurs et à remonter des places. Il ne fallait pas perdre le moral », souligne le vainqueur du jour. Le podium est complété par les deux amis Benoit Gandelot (2e) et Antoine Allongue (3e), tous les deux du Team Outdoor.

Dans la course femmes, succès de la Française Sylvaine Cussot, favorite de ce 50km, qui termine avec un peu plus de 4’ d’avance sur la Britannique Alexandra Piedigrossi. « Ce type de distance est un peu nouveau pour moi. Je suis venue un peu dans l’inconnu et ça s’est très bien passé. C’est une belle récompense du travail réalisé depuis quelques mois », apprécie Sylvaine Cussot. Le podium est complété par la vétérane Patricia Dore en 4h38’28’’.

Hommes : 1. Benoit Nave 3h35’48’’ ; 2. Benoit Gandelot 3h39’12’’ ; 3. Antoine Allongue 3h41’03’’…
Femmes : 1. Sylvaine Cussot 4h25’06’’ ; 2. Alexandra Piedigrossi 4h29’22’’ ; 3. Patricia Dore 4h38’28’’…

30 KM

Pour sa première expérience sur le trail, l’expérimenté coureur à pied Antoine De Wilde a réussi un joli coup en s’offrant la victoire sur le 30km. Parti prudemment avec ses compagnons d’échappée, le Français a pris la poudre d’escampette à la mi-course pour s’imposer en 1h58’18’’. « C’est une première expérience réussie pour moi, même si j’ai un peu serré les dents dans les derniers kilomètres. Je suis très heureux de gagner ici même si j’ai conscience que la course phare aujourd’hui est le 80km », confie le lauréat. Longtemps 2e de la course, le duathlète Pierre Gayraud, qui disputait également son premier trail, termine sur la 3e marche du podium. La 2e place revenant à Olivier Gaillard auteur d’un meilleur finish. « La course s’est bien passée pour moi car je ne suis pas parti vite, mais j’ai eu la bonne surprise de revenir sur la tête de course. Je ne pensais pas être à sa place aujourd’hui », reconnaît Olivier Gaillard.

Chez les femmes, victoire haut la main de la Belge Zaina Semlali (2h22’34’’) qui n’en est pas sa première expérience sur l’Eco-Trail. « J’avais déjà couru sur le 50km (2e) et le 80km (5e) donc là, la boucle est bouclée. Je m’étais entrainée pour la gagner. C’est une course géniale », apprécie-t-elle. Le podium est complété par la triathlète Marine Hazard (2e) et Marine-Line Hamon (3e).

Hommes : 1. Antoine De Wilde 1h58’18’’ ; 2. Olivier Gaillard 1h59’45’’ ; 3. Pierre Gayraud 2h00’01’’…
Femmes : 1. Zaina Semlali 2h22’34 ; 2. Marine Hazard 2h32’01’’ ; 3. Marie-Line Hamon 2h33’26’’…

80KM

On attendait Sylvain Court (Adidas) et il a répondu présent, réalisant la course parfaite. Il aura éliminé ses adversaires au fur et à mesure de la course.
Détaché dans un groupe de 6 coureurs (Emmanuel David, David Pasquio, Cédric Bellaud et 2 Espagnols), ce groupe va progressivement se disloquer et après la mi-course il va se retrouver seul et creuser progressivement l’écart pour s’envoler vers une victoire qu’il voulait en 5h48min58s. « Je suis très ému de gagner cette course dans la capitale. Ça fait deux ans que je passais à côté. Cette année, c’était plus mes conditions. Je me sentais mieux que l’année dernière. Je savais qu’il y avait quelque chose à faire », confie Sylvain quelques minutes après son arrivée.

Derrière, la course d’usure va faire des dégâts, la première victime sera Emmanuel David (11ème) puis viendra l’heure de l’Espagnol Pedro Hernandez Sanchez qui va craquer et terminera 16ème.

Le Breton David Pasquio (6h02min08s) va préserver, malgré les crampes et des difficultés à s’alimenter sur la fin de course, une belle 3ème place juste derrière un autre Espagnol Aitor Leal Irastorza (5h58min08s) auteur d’une belle remontée dans les 30 derniers kilomètres.
Vincent Viet (6h06min25s) et David Wamster (6h09min43s) vont faire une course sage et régulière pour assurer une 5ème et 6ème place au pied d’un podium qui échappera aussi à Thomas Saint Girons pour 1min30s (6h03min37s)
Thomas aura, comme a son habitude réalisé une belle course pour remonter de la 12ème place à la 4ème.

Laurence Klein dans le TOP 10


Le Top 10 est complété par Romu De Paepe (6h12min19s), Damien Vierdet (6h13min45s) et Laurence Klein (6h14min33s) juste devant le Parisien Frédéric Lejeune (6h26min40s). Première féminine d’une course qu’elle a littéralement écrasé, reléguant sa dauphine Margrethe Logavlen à plus de 1heure (7h18min).

Seule Aurélia Truel aura pu la suivre pendant 20 kilomètres avant d’abandonner (douleur à la hanche – km 34), Anne Valéro rendant aussi les armes, la troisième place reviendra à Géraldine Heuze (7h36min) devant Denise Zimmerman (7h42min).

Deuxième succès donc pour la Reimoise à Paris après celui de 2010 et second doublé pour le Team Adidas après celui de 2010 qui avait couronné chez les hommes Thierry Breuil.

ECO TRAIL DE PARIS 2012 – BILAN D’ERIK CALVERY
Comme vous avez pu le lire hier sur Facebook, Erik Clavery (forfait pour infection pulmonaire) était à nos côtés pour relater et analyser la course.
24 heures après, il revient sur cette édition
"Nous avons assisté à une course d’usure ou les 2 grands favoris Laurence Klein et Sylvain Court ont répondu présents.
C’était une course éprouvante pour tous les participants en raison des conditions climatiques et bravo à tous, quel que soit votre résultat.
Comme lors des éditions précédentes, le podium s’est dessiné après la mi course et ce millésime confirme aussi que les meilleurs marathoniens ont parfois du mal à venir s’imposer sur ces formats mixtes.
L’Eco Trail de Paris récompense des coureurs complets, à la fois rapide mais aussi capable de bien se comporter dans les parties vallonnées et ayant l’expérience de la gestion d’épreuves de plus de 5 heures.
Je retiendrai aussi de ce samedi Parisien, une organisation parfaitement rodée malgré les difficultés indéniables à organiser un tel événement dans la Capitale, et d’ailleurs le manque de notoriété du trail en général dans les milieux urbains vient au détriment de l’ambiance et d’un public plus nombreux pour encourager les participants.
Cela viendra peut-être à l’avenir"
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Basile Regoli & Fred Bousseau
© photos Basile Regoli (30-50 km) & Erik Clavery (80 km)