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Elisabeth Hawker au Népal.

Elisabeth Hawker est actuellement sur les Chemins du Ciel, au Népal.
Depuis deux jours, elle a entamé la traversée de l’Himalaya Népalais par le Great Himalaya Trail.
A l’instar de la Via Alpina dans les Alpes, il y a une « route idéale » (rouge) et plusieurs variantes (vertes et jaunes) dans l’Himalaya.
Le tracé que Lizzy a entrepris de faire totalise 1 700 km (+/-75.000 m).
Un tracé qui comporte deux passages en version alpiniste (Amphu Lapsa et Tashi Lapsa) afin de relier les vallées du Makalu, de l’Everest et du Gaurishankar en serrant au plus près ces massifs et ainsi éviter les « up and down » des contreforts himalayens.
A ce jour, trois traversées de l’Himalaya en version course à pied ont été réalisées au Népal.
=> En 1983, par les Britanniques Richard et Adrian Crane (1 700 km, +/- 57.000 m) en 48 jours.
=> En 1994, par les Français Paul-Eric Bonneau et Bruno Poirier (2 000 km, +/-55.000 m) en 42 jours.
=> Et enfin, l’an passé par l’Anglais Sean Burch (1 700 km, +/-75.000 m) en 49 jours.
Des distances, des dénivelés et des durées différents dus aux itinéraires dictés par les conditions météorologiques et politiques.
Les traversées des duos britanniques et français étaient plus centrales et tortueuses et sans assistance.
Lizzy Hawker a choisi de rester le plus longtemps possible sur la « route idéale » du Great Himalaya Trail et donc contrainte d’avoir une assistance pour franchir les hauts cols du Khumbu qui nécessite un équipement lourd et la présence de guides népalais.
« Mon projet est de suivre le GHT (Great Himalay Trait) d’Est en Ouest, du Camp de Base du Kanchenjunga jusqu’à Hilsa, explique-t-elle. C’est aussi un rêve… Le but est de traverser ce beau pays en me déplaçant rapidement, avec légèreté et un soutien minimal. C’est un voyage personnel avec mon corps, mon esprit et mon âme, mais aussi un partage avec les autres, car je souhaite que cette expérience devienne quelque chose de profond. Il est difficile de définir une distance et un dénivelé lorsque l’on traverse un tel pays. Inévitablement, si je parviens à atteindre mon objectif, il sera peut-être considéré comme un « record ». Mais je préfère qu’il soit jugé sur l’élégance et l’esprit du voyage. « Sky Dance » est le nom du projet et c’est un voyage qui a besoin d’humilité et de courage. J’aimerais que ma course soit une « danse dans le ciel » dans le respect de l’âme de la montagne et des cultures himalayennes. C’est un défi qui demande un profond engagement et que je vais l’explorer avec passion, calme et patience. »