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Grand Raid de la Réunion : Julien Chorier double la mise

Déjà vainqueur en 2009, Julien Chorier a remporté ce soir à Saint-Denis la 19e édition du Grand Raid de la Réunion en bouclant en 23h58 les 163 km et 9 600 m de dénivelé positif du parcours. Il a devancé sur la ligne d’arrivée le Varois Pascal Blanc (24h20) et le Réunionnais Didier Mussard (24h45).
Donné favori au départ de Cap Méchant jeudi soir, le Savoyard de Saint Thibaud de Couz (73) a assumé son statut durant toute la journée puisqu’il n’a jamais pointé plus loin que  la deuxième place.
Longtemps au coude à coude avec le Réunionnais de La Plaine-des-Palmistes, Freddy Thévenin, l’ex-cycliste a pris la mesure de son adversaire peu avant le 100e km dans la montée du Taïbit, la frontière entre les cirques de Cilaos et Mafate.

Il n’a ensuite fait qu’accroître son avance pour la porter à presque une heure avant la dernière grosse difficulté du parcours, la montée vers Dos d’Ane. La nuit venue, soutenue par son épouse et sa fille (équipée de la traditionnelle cloche savoyarde), il a géré son effort jusqu’à l’arrivée, perdant finalement du temps sur le chrono de référence établi l’an passé par l’Espagnol Kilian Jornet, reconnu comme étant le meilleur spécialiste mondial de l’ultra-trail. Mais, longtemps, les temps de passage des deux hommes avaient été voisins…
C’est dire l’impression donnée par Julien Chorier, ingénieur en bâtiment dans la vie, qui, ravi, a été accueilli comme un héros sur le stade de la Redoute.
Réactions du vainqueur
Au micro du speaker, il a d’abord salué cette course « mythique, exceptionnelle » de part son « ambiance hallucinante avec un public Réunionnais qui m’a soutenu toute la course sans faire de régionalisme. »
Il a ensuite parlé de « son émotion » de gagner sous les yeux de sa femme, sa fille, sa sœur installée dans l’île, puis est revenu sur la course en elle-même, la portion entre Mare-à-Boue et Hellbourg en fin de première nuit. « Je me suis demandé ce que je faisais là tellement il y avait de boue. » Le moral est revenu ensuite dans Mafate, « mon terrain ». Son sourire ne l’a plus abandonné ensuite jusqu’à cette arrivée triomphale, ce second succès « aussi beau que le premier. »
Et le troisième ? La presse réunionnaise rêve de le revoir l’an prochain face à Kilian Jornet pour le 20e anniversaire de l’épreuve. « Je ne sais pas », répond le Savoyard.
On parie qu’il sera là…