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GRP : Karine Herry « mon dernier ultra trail ».

Karine Herry (Lafuma) s’élancera vendredi matin à 5h pour un ultime défi en ultra, le Grand Raid des Pyrénées.
Médecin libérale en Haute Loire, sportive de haut niveau en route et en Trail, maman de 2 enfants, elle a inscrit son nom au palmarès de toutes les plus grandes courses et pourrait à l’occasion de ce GRP 2013 accrocher son dernier dossard sur une course d’ultra trail.
Rappelons que Karine a notamment remporté 9 fois Les Templiers, s’est imposé sur l’UTMB® en 2006 (3ème en 2007 et 2ème en 2008) et a accroché le Grand Raid de la Réunion en 2006 et 2011…

Quelle est la particularité et de l’intérêt que tu trouves à cette course ?
Karine Herry
Le Grand Raid des Pyrénées est une compétition créée en 2008, de 160 km et 10 000 mètres de dénivelé positif qui décrit une boucle à partir du village de Vielle Aure, et passant par les pics du Midi (2 876 m) et du Cabaliros (2 334 m), les stations de Luz st Sauveur (1 713m) et d’Hautacam, et la réserve naturelle du Néouvielle.
10 cols sont à franchir, dont 8 situés à plus de 2 000 m.

Le terrain est typique des Pyrénées : sauvage, varié, caillouteux, cassant, avec des dénivelés brusques : fortes pentes à la montée comme à la descente, qui baissent sensiblement les moyennes horaire. Il faut savoir alterner marche efficace et relances en course, quand elle est possible.

C’est clairement moins roulant que l’UTMB® !
Près de 30 heures de course me seront probablement nécessaires pour boucler la boucle !

Le parcours emprunte des pistes, morceaux de GR, de PR, et quelques liaisons routes entre des secteurs de montagne très différents, dont le magique secteur des lacs du Néouvielle .

Tout cela peut être magnifique par beau temps, mais très dur sous le déluge ou par brouillard fréquent au niveau des cols. C’est clairement une des épreuves les plus exigeantes qu’il me sera donné de courir.

Quelle place occupe cet événement par rapport à tes objectifs de la saison ?
Ce sera en principe ma dernière réalisation de course sur une telle distance, après 20 ans de carrière de trails dont 15 ans sur des ultras (courses de 100 km à 222 km), donc je lui réserve une place d’objectif principal de ma saison.

Par ailleurs je continue de participer à des trails plus courts sur le Trail Tour National (en tête du classement provisoire vétérane).

Quelle a été ta préparation pour cette course et tes impressions à quelques jours du départ ?
Elle repose sur une adaptation plus que jamais conditionnée de mes entraînements par l’intensité de mon travail de médecin de campagne et mon emploi du temps de maman !

Du coup, si je n’ai pas fait énormément de dénivelé course à pied ou vélo en juin juillet, j’ai choisi de m’entraîner près de la course, sur le parcours, pour cumuler du dénivelé tardif et mémoriser au mieux les spécificités du terrain. J’ai d’ailleurs trouvé sur le circuit de nombreux traileurs qui procédaient de la sorte, dont l’espagnol Iker Karrera.

Par ailleurs, lors de ces repérages avec Bruno, nous avons été impressionné par l’ampleur des dégâts occasionnés dans les fonds de vallées par les dernière crues touchant cette région.

Les organisateurs ont fait en sorte que la compétition puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles.

Maintenant j’ai hâte de prendre le départ ! Et pour l’instant, la météo semble clémente pour une belle balade !

© Bruno Tomozyk

Grand Raid des Pyrenees