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Interlac 2014 – P. Giguet inaugure le palmarès

Pascal Giguet, vainqueur de l'Interlac 2014

Il s’était juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Et pourtant… Pascal Giguet s’est imposé avec aisance ce dimanche lors de la première édition de l’Interlac Trail, une « course en ligne » reliant les berges du lac d’Annecy, depuis Duingt, jusqu’à celles du Bourget du Lac, environ 73km plus loin, et quelques 3500m D+. Une distance et une durée d’effort que Pascal Giguet avait promis, en effet, de ne pas renouveler en course. « Personnellement, je suis capable de rester à bloc durant 5 heures, environ. Au-delà, c’est plus compliqué. C’est pour cela qu’après une saison 2013 à enchaîner les courses très longues, j’avais décidé de ne pas dépasser les cinq heures de course » explique l’ancien cycliste. C’est à la fois par amitié pour les organisateurs de cette épreuve (Christophe Aubonnet et son équipe) mais également par attrait pour un parcours qu’il connaissait en grande partie, que Pascal Giguet s’est lancé dans cette aventure. Bien lui en aura pris, puisqu’il la boucle victorieusement, en 7h31:53, reléguant très loin ses adversaires du jour.

Vidéo Interlac Trail 2014

Dès les premières lueurs du jour, vers Saint Eustache, après environ 10km de course, Giguet s’était placé en pôle position. Une façon de courir qu’il affectionne, imprimant souvent un tempo élevé en début de course. Seul Ludo Pommeret, engagé aujourd’hui sur la course dans une formule relais, le devançait de quelques foulées. En 10 kilomètres, Giguet avait déjà pris 5 minutes à son premier poursuivant, et près de 10 à Olivier Savoy, le coureur de Saint Jorioz. « Je connaissais très bien le parcours jusqu’au Semnoz » expliquera Giguet à l’arrivée. « Et je savais que toutes les difficultés étaient concentrées en début de course. Stratégiquement, ce n’était donc pas simple à gérer. Fallait-il être prudent en début de course pour pouvoir être plus rapide sur la fin, ou alors essayer de faire de suite la différence dans les premières difficultés ? ». On aura eu rapidement la réponse, puisqu’au fil du temps et du parcours, l’écart entre Giguet et ses adversaires ne cessera d’augmenter. « Vu la longueur du parcours et son exigence enferme de dénivelée, il a fallu quand même que j’accepte de baisser en régime, sinon, cela n’aurait pas été possible » poursuivra le vainqueur.

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Ni les orages en haut du Semnoz, ni les grêlons, ni la pluie fine tombée plus tard sur le Revard et sur le millier de concurrents engagés sur l’ensemble des courses de ce dimanche, n’auront pu arrêter la mécanique encore bien huilée du coureur de chez Scott. Au Revard, Giguet devançait Savoy de 25 minutes, déjà, et le jeune Jérémy Kiffel de plus de 40 minutes. Si les 10 derniers kilomètres furent plus compliqués à digérer pour Giguet – notamment sur une longue partie bitumée en faux plat montant – le podium restera inchangé jusqu’à la plage du Bourget du Lac, l’écart se maintenant à une grosse demi-heure entre le vainqueur et son premier dauphin (Savoy 2e 7h58:38). Une 2e place qui suffisait au bonheur de l’intéressé, dont c’était certainement l’un des meilleurs résultats de sa carrière, après sa 15e place cette année sur le trail Drôme, ou son Top 10 sur le Nivolet-Revard. Jérémy Kieffel, un temps 2e, baissera de rythme sur la 2e moitié de parcours pour finir sur la 3e marche du podium, en 8h28.

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« C’est toujours bien de marquer son nom au palmarès d’une épreuve » sourira Pascal Giguet. Surtout que l’épreuve semble promise à un bel avenir. Si dessiner un parcours en ligne complique certainement la logistique (il implique notamment un site de départ et un site d’arrivée différent), on aura néanmoins noté une parfaite harmonie entre tous les intervenants, et des bénévoles impliqués et souriants même sous la pluie. Et malgré une météo maussade, chacun des concurrents de ce parcours long aura pu, à un moment donné, surplomber l’un ou l’autre des deux plus majestueux lacs d’Europe. Un argument supplémentaire pour être de la fête l’an prochain !

Chez les filles, Sandrine Motto-Ros a fait quasiment toute la course en tête, avant, visiblement, d’abandonner à Mery (à confirmer), pour laisser la victoire à Emilie Deronzier, devant Audrey Merand et Blandine Daval-Pommier.

LB