Trails Endurance Mag
Le fil d'actus

Twitter: ENDU_MAG

Le Menestrail, au cœur de l’hiver

La Bretagne, une région, deux pays, le pays de la mer, l’Armor, le plus connu, le plus visité,
mais aussi, le pays de la terre, l’Argoat, plus sauvage, plus mystérieux, plus authentique peut-être, et c’est au cœur de cette Bretagne intérieure que se déroule depuis 15 ans le Menestrail, avec pour cadre de départ et d’arrivée, la petite cité médiévale de Moncontour, nid d’aigle à la croisée de deux vallées.

Au cœur de l’hiver, 2000 trailers s’y donnent rendez-vous pour affronter cette nature sauvage, avec bien souvent une météo capricieuse en accompagnement.
 En quelques années, le Menestrail est devenu l’un des événements majeurs du grand Ouest drainant des coureurs de toute la France et quelques téméraires étrangers. Les inscriptions sont généralement closes 3 semaines avant l’événement, l’organisation préfère limiter le nombre de coureurs pour garder un esprit convivial et parce que l’étroitesse des monotraces est incompatible avec un peloton trop important.

Le Menestrail, qui se tiendra cette année les 6 et 7 décembre, c’est deux jours de fête, 4 distances (12, 22, 34 et 54 kms) 2 défis (87 et 34 kms), 3 trails jeunes et une rando, un final indoor spectaculaire, des arrivées nocturnes, un départ aux aurores, une ambiance festive, une équipe de bénévoles aux petits oignons, des repas chauds à l’arrivée.

Les adjectifs qui reviennent le plus souvent pour qualifier ces tracés sont ceux de rustique, infernal, sauvage, éprouvant, etc.

La course phare, Le Grand Menestrail (54kms pour 2000m de D+) est devenu une référence ; tous les meilleurs coureurs du grand Ouest s’y retrouvent,
 le dénivelé impressionne, là où en montagne il ne faut pas plus de 3 ou 4 belles côtes pour atteindre ces 2000m de D+, sur le GMT, il vous faudra enchaîner une quarantaine de raidillons, vous obligeant à relancer sans arrêt 54 km de tôle ondulée où les parties plates de récup sont rares, et où il faut en garder sous la semelle jusqu’au bout.

Tout le tracé est en monotraces, tantôt en fonds de vallées, en remontées de rivières, en paysages de landes, en passages rocheux techniques, une totale immersion en pleine nature. 
A l’arrivée, beaucoup de coureurs jurent qu’on ne les reprendra plus, et pourtant, ils reviennent, sans doute attirés par ce parcours magnifique, envoûtés par l’esprit des lieux, accros à cette Bretagne profonde, mystérieuse et si rude.