Trails Endurance Mag
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Que sont-ils devenus ? Des news d’Olivier Bulle…

Nouvelle rubrique sur ce site web : "Que sont ils (ou elles) devenus (-es)". Histoire de retrouver des gloires passées du trail running ou de la course en montagne, disparu(e) du paysage sur blessure, démotivation ou autre.
Après Gil Besseyre, au tour d’Olivier Bulle, ancien skieur de fond de l’équipe de France et vainqueur des Templiers…

Olivier, tu as marqué le ski de fond de haut niveau mais également le trail avec de  nombreuses victoires dont les fameux Templiers. Que retiens-tu de cette expérience TRAIL ?

J’ai toujours aimé courir dans  des terrains "nature", à la fois parce que c’est pour moi un grand moment de  liberté, un sport accessible à tous, riche et moins riche, mais aussi parce  qu’il m’a permis de mettre à profit tout mon entraînement de préparation pour le ski de fond. Juste un petit regret, c’est que le trail ne soit pas arrivé  avant… je pense que plus jeune, j’aurais pu m’éclater encore plus !
 
Tes pires moments ?

Ma seconde participation aux templiers. Alors que je n’étais pas soigné d’une cruralgie, j’ai absolument voulu participer (première erreur), j’ai absolument voulu terminer (2e erreur!) et dans un état  désolant… ce fut mon dernier trail !

Les meilleurs moments ?

J’ai adoré la Fila sky race, par son parcours  magique. J’ai évidement eu les frissons aux Templiers lors de la derniere  ligne droite, une ambiance du tonnerre ! En fait le trail est magique le matin de bonne heure, au lever du soleil. Courrir ensemble lorsque le jour se lève restera pour moi des  images fortes !

Quel regard portes-tu sur le monde du Trail actuel, le  championnat de France, l’UTMB ?

Et bien il fallait s’en douter, le trail évolue. Le  sponsoring arrive, l’argent aussi, ce qui peut être bien pour certains athlètes qui peuvent en vivre. Tout se structure, se professionnalise et bien sûr cela  pousse le niveau vers le haut. Et bien evidement il y a un effet pervers : chaque semaine au  calendrier il y a 2 voir 3 trails proposés. On augmente les distances, la denivelée… mais attention il y a danger à la fois pour le "pro" qui ne  pourra peut être plus récupérer (ou alors avec des produits illicites) et à la fois pour l’amateur qui finira ses trails trop dans le dur. Il faut garder la notion du plaisir avant tout. Garder en tête que le trail rime avec espace,  liberté, plaisir et ne pas construire le trail avec des notions comme l’argent, le record, la limite extrême…
Kilian…. qui surpasse les autres trailers! Je ne suis pas le seul à le dire, Kilian est un surdoué. Mais il fait tout pour l’être. C’est un  bougre d’entraînement, capable d’emmagasiner des semaines à plus de 20h  d’entrainement et surtout de les assimiler. Kilian est de surcroît une  personne simple, sans chichi, comme le trail. J’ai eu l’occasion de le croiser cette année à la Pierra Menta, et on voit briller dans ses yeux un réel amour pour le sport de pleine nature.
 
Que deviens-tu ?

Comme les chats, j’ai  plusieurs vies ! Suite à quelques problèmes de santé (dos), j’ai donc mis un terme à ma petite carrière de trailer. J’ai continué à faire quelques courses de  montagne sans descentes, puis l’âge aidant, j’ai remisé les dossards (sauf cette année avec une modeste participation à la Pierra Menta avec Rudy Gouy le  raider). Je continue bien évidement à courir, faire du vélo, VTT  juste  pour m’aérer ! Et puis j’ai un petit rôle dans l’entraînement du club de ski d’Autrans, je suis entraîneur adjoint. Et surtout je m’occupe de mon gîte (www.autrans-gite.com) qui fonctionne très bien. Je propose des sorties skis ou raquette en nocturne avec  à l’arrivée un bain norvégien, un sauna au bois et pour finir un repas autour  du barbecue finlandais ! Et tout ça dans un chalet en rondin brut que j’ai construit à l’automne dernier.

Quels sont  tes projets ?

Peu de projets (c’est un peu triste!). J’aimerais quand même bien reprendre un petit entrainement à pied  serieux pour pouvoir faire un ou deux courses de montagne. Mes filles ont  goûté au sport et elles accrochent pas mal. Du coup, j’aimerais bien les  emmener sur quelques sites de course en montagne, et là et ben je reprendrai  certainement le dossard… mais en toute simplicité !
Recueilli par Laurent Valette