Trails Endurance Mag
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Templiers 2012, réactions de quelques coureurs 48h après…

Fabien Antolinos, (Terre de Running – Ronhill : vainqueur en 6h10min35s)
« C’est ma plus belle performance de la saison, je suis très satisfait d’avoir gagné. La Grande Course des Templiers reste la référence. La concurrence nationale et internationale était redoutable et je visais avant tout un podium. »

 
Andy Symonds (Salomon – 3ème en 6h23min51s)
« Je n’ai pas eu froid et les conditions météorologiques ne m’ont pas gêné. Je n’en dirai pas autant de mes jambes qui étaient nettement moins bien que l’an passé. Il faut dire qu’entre temps je les ai beaucoup sollicitées! Afin de les ménager un peu, j’ai choisi un rythme moyen et régulier me permettant d’aller au bout. Même si j’ai souffert pendant les 30 premiers kilomètres je suis globalement satisfait. »

 
Nicolas Martin (Sigvaris – 4ème en 6h27min24s)
« 48h après la course, j’ai encore les jambes bien lourdes! Je suis simplement heureux d’avoir fait une course pleine et aboutie. Beaucoup de travail, d’investissement pour vivre ce genre de moments. Fier aussi de monter sur la 3ème marche du podium du TTN. Venir chercher cette place sur les Templiers avec quelques étrangers pour durcir la donne, c’est un immense bonheur! Les Templiers, c’est la course de l’année. J’ai su attendre mon heure pour produire l’effort qu’il fallait. Un seul petit regret, j’aurais du être un poil plus offensif. Pour le reste, c’est la première fois que j’ai pleuré en passant une ligne d’arrivée. Je crois que les émotions en disent plus que les mots »!

 
Julien Rancon (New Balance – 5ème en 6h28min57s)
«C’est toujours un sentiment de déception qui reste. Même si ce n’est pas un si mauvais résultat pour une première, je pense en toute honnêteté qu’il y avait moyen de faire un peu mieux. Mais il y a surement des paramètres extérieurs au physique que je n’ai pas su gérer convenablement et il faut s’en servir pour la suite, tout en gardant la longue partie positive. Même si je suis passé brutalement  d’une impression de « maîtrise » relative à une grande difficulté, je suis content d’être aller au bout de ce périple.
C’est une bonne expérience et un bon apprentissage »

 
Maud Gobert (Adidas – 4ème en 7h30min)
« Je n’en ai pas encore terminé avec ma coqueluche et suis satisfaite de ma quatrième place, la première chez les Françaises. Nuria, Emelie et Lizzy sont de grosses pointures internationales. J’aime bien me confronter aux meilleures, c’est ainsi que l’on progresse ».

 
Patrick Bringer (Sigvaris – 9ème en 6h44min52s)
« Une édition mitigée pour moi avec l’énorme satisfaction de voir les copains du Team Nico et Yann, que j’ai le plaisir d’entraîner, réussir une très grande perf’. Pour moi en revanche, un terrible chemin de croix dès le départ ou presque, l’une des pires journées de ma vie de sportif. Jambes lourdes, aucune force… par respect pour les gars classés devant moi que j’ai souvent battu cette saison, dont Fabien que je félicite très sincèrement, je me devais de finir au mental. Les 20 jours off en septembre auront été de trop pour une telle course…
Dommage mais, au final, j’en garde un bon souvenir malgré ma piètre perf’ personnelle, ce n’est que du sport et j’ai déjà le regard tourné vers les Monde 2013 ! « 

Sylvain Court (Adidas – 7ème en 6h36min06s)
«Ces templiers 2012 côté course se sont résumé pour moi en trois phrases, la première du départ à la Roque St Marguerite (km 40) ou j’ai vraiment de bonnes jambes, je me sent dans un bon jour. La deuxième phase, vraiment pas cool d’ailleurs celle ci, entre Pierrefiche et Massebiau ,le moteur se met sur OFF ,impossible d’accélérer, est ce le froid ? pas assez mangé peut être ? ….je perds beaucoup de temps.
Je me pose encore aujourd’hui la raison de ce passage à vide, car arrivé au dernier ravitaillement du Cade, la machine repart, je suis bien sur cette dernière section ,je me fait plaisir à courir et descendre comme j’adore le faire ,même si je suis conscient que je ne joue plus grand chose au niveau classement….
J’apprécie le final, ou le public est d’une incroyable ferveur, cela fait du bien après plus de 6h de cavalcade à travers les rudes Causses »

 
Sandrine Motto-Ros (Tecnica – 9ème 8h26min05s)
« Je l’ai fait ! Après la TGV, la CCC où mes premières expériences sur du long furent douloureuses au finish…. J’ai un peu mieux digéré la distance sur les Templiers…
Super contente d’être allée au bout et de finir dans le top 10 vu le plateau relevé cette année ! L’an dernier, j’avais abandonné à mi-parcours par manque de fraîcheur et il me tenait à coeur de boucler la boucle sur ce grand rendez-vous des trailers, surtout avec une telle affiche internationale !!!
Reste tout de même qulques paramètres à régler…car j’ai du mal à m’alimenter au delà de 5H et c’est pas évident à gérer pour garder une vitesse constante sur du long…
La course des Templiers est un parcours roulant, usant où il faut toujours du carburant pour savamment doser son effort, rester concentré et sans cesse relancer… Bref, j’ai rien lâché…ou presque !!! »

 
Gilles Guichard (Adidas – 20ème en 7h06min44s)
«Pour cette édition 2012, les Templiers étaient bien au rendez-vous avec l’heure d’hiver!
En sept participations à l’épreuve, je n’avais jamais connu de conditions climatiques aussi rudes, de telles températures… un vrai trail hivernal, et jamais un plateau de trailers aussi dense par sa qualité.
Tous ces ingrédients réunis suffisaient pour donner à la course un caractère indécis pour dresser le podium d’arrivée.
Je ne me suis jamais sentis esseulé, il y avait toujours du monde devant, derrière et sur les côtés !!!
Je me réjouis de voir l’évolution du trail, ces jeunes et moins jeunes qui arrivent, qui préparent ce grand rendez vous comme de grands professionnels mais qui gardent avant tout le bon esprit qui caractérise le trail et les Templiers.
Ma 20éme place me satisfait, même si après avoir pris connaissance du classement je m’aperçois qu’il y avait la possibilité de grignoter encore un peu de temps ».

 
Caroline Freslon Bette (Garmin – 13ème 8h53min04s)
« C’était une première expérience pour moi. J’ai découvert un parcours à la fois très roulant et très cassant. Je pensais bien qu’il fallait courir, mais pas autant ! Je n’étais pas du tout préparée pour ce type d’effort car, cette année, j’ai passé plus de temps à crapahuter dans la montagne qu’à courir vraiment. Du coup, j’ai beaucoup souffert au niveau articulaire et musculaire dès le milieu de course. Tellement scotchée que je perds 3 places à quelques km l’arrivée ! Mais je suis tout de même contente d’être allée au bout malgré tout et honorée d’avoir couru aux côtés du gratin du trail mondial. Ce week-end, j’ai renoué avec les sensations du trail long et j’espère avoir rapidement l’occasion de recommencer, sur un trail un peu plus typé montagne cette fois ! »

Recueilli par Fred Bousseau