Coup de froid sur l'Ardéchois

La météo de ce week-end n’est pas celle de la saison ou de la fin d’un mois d’avril et plusieurs courses en font les frais à commencer par l’Ardéchois qui après la tempête de 2012 qui avait couché les arbres et fait gonfler les torrents, cette année c’est la neige, la grêle, le vent, la pluie et le froid qui ont durci l’épreuve.

Un phénomène météo exceptionnel mais pourtant annoncé, avec dès le départ de la course de la pluie qui ensuite se transforme en neige sur les hauteurs, avec du vent qui va très rapidement refroidir et altérer les organismes, avec en plus un terrain rendu gras et très glissant.

Un combat contre les éléments et contre soi !

Les coureurs auront vite froid aux pieds et aux mains ne sentant plus leur muscles et ne pouvant s’alimenter et s’hydrater correctement ayant du mal à saisir les aliments et leur boisson conduisant plus de la moitié à l’abandon.

Face à cette situation d’urgence, les organisateurs vont même stopper la course de 98km autour du 64ème kilomètre.

La météo sera alors le principal sujet de discussion, même si les boissons chaudes manquaient à l’arrivée pour réchauffer les coureurs, des signaleurs absents à certaines intersections et des secours très sollicités par des cas d’hypothermie légère.

Le vainqueur du jour sur le 57 km, Nicolas Martin (Sigvaris) déclarant “je sentais pas bien mes muscles, c’était difficile de courir” et son dauphin David Pasquio (Sobhi) d’ajouter “j’ai jamais eu aussi froid sur une course, les températures ont toujours été autour de 0°C, les 10 derniers kilomètres, je ne sentais plus mes doigts et je ne pouvais pas saisir mon bidon”.

Sébastien Talotti (Quechua) abandonnera au 64ème kilomètre, “c’était devenu trop difficile, je commençais à souffrir du froid”, un coureur pourtant habitué à la montagne ajoutant “c’était un risque de faire partir la course ou de ne pas modifier le parcours” tandis que  Anne Valéro (Mizuno), 3ème du 57km, rapportait après s’être “écroulée” sur la ligne d’arrivée, “j’ai du courir 10 kilomètres en tout et je n’ai pas pu m’alimenter correctement, c’était une course plus mentale que physique mais je suis contente d’être allée au bout”.

Le beau temps est commandé pour l’an prochain…

Côté course : podium des 3 distances => RÉSULTATS COMPLETS ICI

34 km : dames
1 / Agnès Hervé (Team Outdoor – 4h06min) – 2 / Natahlie Leflanchec (4h15min) – 3 / Amandine Bisilliat Donnet (4h26min)

34 km : hommes
1/ Augustin Guibert (3h05min) – 2 / Frédéric Laureau (3h09min) – 3 / Philippe Prost (3h12min)

57 km : dames
1 / Laureline Gaussens (6h18min) – 2 / Bertille Faure (6h47min) – 3 / Anne Valéro (Mizuno – 6h52min)

57 km : hommes
1/ Nicolas Martin (Sigvaris – 4h59min) – 2 / David Pasquio (Sobhi – 5h08min) – 3 / Julien Lecoq (6h31min)

98 km : dames
1 / Véronique Chastel (13h) – 2 / Tasseli Cristina (14h37min) – 3 / Réjane Soulas (14h37min)

98 km : hommes
1/ Renaud Rouanet (Lafuma – 11h16min) – 2 / Hans Spies (12h03min) – 3 / Gaetan Olivier (12h05min)

© Fred Bousseau (photo 2012)

septembre, 2022

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5 Commentaires sur “Coup de froid sur l'Ardéchois

  1. Desprez says:

    C’est clair que les conditions étaient rudes et qu’il a fallu sortir le mental ! Un grand bravo et un énorme merci aux bénévoles qui nous ont encouragés sur tout le parcours, à celles et ceux qui nous ont restauré à l’arrivée, aux musiciens qui rythmaient notre passage et aux organisateurs. J’imagine à quel point ça a du être dur pour eux (bien plus que nous). Merciiiiiiiii et à l’année prochaine !

  2. limouzin says:

    Bénévole au premier ravito, à Saint Jean Roure, km 22, je dis un grand bravo à tous les traileurs qui ont terminés dans ces conditions “Dantesque”. Un grand merci à tous ceux qui ont eues un mot gentil pour nous, bénévoles. Concernant la météo, comme il est dit plus haut, c’était prévu ! mais fallait -il dés le départ modifier les parcours ? Souhaitons nous (je parle là en tant que traileur) des épreuves aseptisées, sans risques ni douleurs ? A chacun de voir ! il était possible de ne pas prendre le départ, l’organisation n’a forcé personne. Longue vie à l’Ardéchois.

    • GREG says:

      Je rejoins totalement ton point de vue… la météo fait parti du jeu… moi j’étais sur le 57km… ca rend l’épreuve plus “grandiose” :-)… en tous cas merci à vous les bénévoles… Car sans vous, on ne serait pas là…

    • fred de l'ain says:

      comme vous dites, personnes ne nous a poussés a courir, moi j’étais sur sur le 57 et j’ai bifurqué sur le 34. une course est une course avec tous ces éléments qu’ils soient positif ou négatif en tout cas un grans bravo en premier lieu aux bénévoles ensuite aux organisateurs merci merci et peut etre a l’année prochaine

  3. Virginie de Neuville says:

    Merci aux bénévoles pour avoir été là pour nous.
    Merci aux gentils organisateurs d’avoir maintenue la course tant que possible.
    J’ai eu les doigts gelés, impossible de manger ou de boire, j’ai raté la barrière horaire pour le 54 k avec 30 mn de retard et je me demande si c’est dû aux embouteillages avant le 1er ravito , à la boue qui nous a fait patiné ou si je suis vraiment trop nul et qu’il faut que je m’entraine d’avantage. En tout cas je suis heureuse d’avoir pu vivre cette expérience, car elle m’a appris des choses utiles pour les prochains ultra. Vive le trail ! C’est dur mais c’est extra.
    NB pour les GO : Une bonne soupe aurait été la bonne idée !

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