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Cross du Mont-Blanc : run Jona, run… always !

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Poste Le 29 juin 2013 par Fred Bousseau

Cours toujours… C’est ainsi que Jonathan Wyatt, sextuple champion du Monde de course en montagne, dont la dernière fois en 2008, conçoit son existence. A 41 ans, le Néo-Zélandais a démontré que sa foulée de pistard (autrefois en 13’30’’39 sur 5000 m) restait efficace. Et quand il a fallu dérouler pour reprendre les quelques secondes qu’il avait de retard sur Arnaud Bonin et Alain Gilet, Jonathan fut un goéland…
Pour un demi-fondeur, demi-finaliste aux Jeux d’Atlanta en 1996 sur 5000 m, d’aucuns pourraient croire que l’effort d’un cross comme celui du Mont-Blanc (23 km, +1460 m), épreuve historique de la Vallée de Chamonix, pourrait être difficile. Perdu !

Jonathan WyattDéjà parce que le Néo-Zélandais était tenant du titre et parce qu’il a fini sa carrière athlétique au plus haut-niveau sur une 21e place au Marathon des Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 en 2 h 17’25 (record personnel  2 h13’00 en 2003). De nos jours, Jonathan a neuf années de plus, mais cela ne l’a pas empêché de relier Chamonix (1035 m) à Planpraz (2050 m) en moins de 2 h (1 h 55’37). Ce fut moins rapide qu’en 2012 (1 h 54’42). « Chaque course est différente, commentait le vainqueur, le sourire visé au visage. Cette année, les conditions étaient plus difficiles. Mais c’est ça la montagne. » Arrivé sous la pluie sous 3 degrés, ce samedi était une belle journée pour un mois de novembre. Bref.

La montagne, Jonathan connait. Outre ses sept titres de champion du Monde, il a aussi remporté à trois reprises le Jungfrau Marathon. Et la montagne, il aime. Notamment celles qui encerclent la Vallée de Chamonix. « C’est tellement beau de courir ici. » Beau dans tous les sens du terme. Pour cette 35e édition du Marathon du Mont-Blanc, c’était intérieurement. Et pour prolonger son bonheur, plus d’une heure après sa arrivée victorieuse, Jonathan était encore à Planpraz sous la pluie et dans le froid, afin d’encourager ceux qui couraient encore, celles qui couraient toujours. Car « Run Jona, Run… always », dans son esprit, c’est aussi pour les autres.

Texte et photos Bruno Poirier

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