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{TDS} – B. Girondel « j’ai mis toutes les chances de mon côté »

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Benoit Girondel court peu, mais lorsqu’il court, le podium et la victoire ne sont jamais très loin. Celui qui s’est rendu sur l’île de la Réunion 3 années de suite pour participer à la diagonale des fous, avec 2 victoires à la clé, vient se tester ou plutôt se re-tester, vous allez comprendre pourquoi, sur

Benoit Girondel court peu, mais lorsqu’il court, le podium et la victoire ne sont jamais très loin. Celui qui s’est rendu sur l’île de la Réunion 3 années de suite pour participer à la diagonale des fous, avec 2 victoires à la clé, vient se tester ou plutôt se re-tester, vous allez comprendre pourquoi, sur l’événement UTMB®. Benoit sera sur la ligne de départ de la TDS mardi à 15h à Courmayeur. Il nous explique pourquoi.

TEM : Benoit, tu restes sur 2 participations à l’UTMB® qui se sont toutes les 2 soldées par des échecs, un échec relatif en 2012 où tu étais encore un jeune coureur, tu avais terminé 22ème de la TDS et dernièrement ton abandon en 2019 sur la CCC, pourquoi as-tu décidé de revenir cette année ?

J’ai décidé de revenir cette année car le nouveau parcours de la TDS, qu’ils ont mis en place depuis 2019, me plaît par sa difficulté. Alors pourquoi ne pas essayer de s’y frotter. Cette année mes allergies m’ont laissé tranquille et j’ai pu me préparer comme il fallait.

TEM : Tu réalises un beau début de saison avec ta victoire sur le Swiss Canyon Trail en compagnie de ton jeune partenaire de team, Hugo Deck, est-ce que tu viens avec des ambitions sur cette TDS et si oui, lesquelles ?

Quand on se prépare pour un ultra, on sait que ça va être long. Dans un premier temps, il faut être prêt au maximum physiquement pour ne pas subir dès le début sa course. En ce qui concerne le résultat, on verra bien! 145 km et quasiment 10 000m de dénivelé positif et négatif c’est long. En tout cas, j’ai mis toutes les chances de mon côté. Après en travaillant à temps plein à côté, c’est sûr que c’est parfois plus difficile que certains.

TEM : Pourquoi tu n’es pas revenue plus souvent sur l’UTMB® ? Selon toi est-ce que venir faire un ultra sur l’UTMB® n’est pas compatible avec une grosse performance sur la Diagonale 1 mois et demi plus tard ?

Pour moi, si tu veux réussir une course, il faut l’a penser, l’imaginer, se l’imprégner. Quand je décide de faire la Diagonale, c’est que je me la suis mise en tête dès janvier. Alors enchaîner les deux et être performant sur les deux, ça me semble compliqué. Je préfère faire des courses de préparation plutôt. C’est mon fonctionnement.

“Les sensations sont souvent bizarres les 8 premières heures”

TEM : Est-ce qu’on te verra sur la Diagonale cette année ?

Cela dépendra de ma TDS mais je ne pense pas. Parfois la récupération se fait plus vite que prévu, parfois non. Je verrais bien.

TEM : Pourquoi avoir fait le choix de la TDS plutôt que de nouveau tenter ta chance sur la CCC ? Sur le papier, on imagine que la TDS est une course qui te correspond mieux…

Quand je me suis mis sur la CCC en 2019, c’était vraiment pour moi plus une course de prépa pour la Diagonale qu’un réel objectif. Malheureusement j’ai foiré les 2 car j’ai été aussi contraint d’abandonner sur la Diagonale ! C’est aussi ça le sport.

TEM : Est-ce que tu as analysé un petit peu la liste de tes concurrents qui prendront le départ avec toi ? Si oui, est-ce que tu penses qu’il y a de bons coureurs qu’il faudra essayer de suivre ?

Je ne regarde pas trop les concurrents. J’essaye de faire ma course. Pour ma part, les sensations sont souvent bizarres les 8 premières heures de course et après ça va mieux. En ultra, il faut surtout écouter son corps plutôt que de vouloir suivre quelqu’un.

TEM : Venir et participer à l’événement UTMB® est quelque chose de particulier pour chaque coureur et coureuse, comment tu perçois cet événement en tant que trailer ?

Sincèrement… Je préfère l’ambiance de la Réunion ou de certaines courses plus régionales. Après ça va tout de même être sympa car ce sera l’occasion de se faire un UNO tranquille avec Xav et toute la bande Thévenard.

TEM : Est-ce qu’on te verra un jour sur la course phare de l’UTMB ?

Ne jamais dire jamais. Pourquoi pas en 2022

TEM : Un petit conseil pour toutes celles et ceux qui prendront le départ de la TDS ce mardi ?

La course est longue, très longue. Il ne faut pas chercher à forcer sa vitesse. Il faut courir avec ses sensations. On aura tous des coups de moins bien mais il ne faut pas en avoir peur, ça revient toujours !
Eclatez-vous, ça ne reste que du sport !

Par Alex Violle – © Fred Bousseau

Poste Le 22 août 2021 par Fred Bousseau
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